Je sais, visiter un désert en été, ça ne paraît pas être l’idée du siècle. Pourtant c’est faisable, si on prend un minimum de précautions. J’insiste vraiment sur les précautions : renseignez-vous et ne partez pas tête baissée sans préparation, c’est un DESERT et en été il fait 50°C à l’ombre (il n’y a pas d’ombre). Les consignes de sécurités sont rappelées partout et surtout au visitor center donc ne faites pas l’impasse là dessus.
Sommaire
Pourquoi la Death Valley en août ?
Tout simplement parce qu’on visitait la région à ce moment-là, et qu’on a voulu aller découvrir. Notre roadtrip de 5 semaines nous avait menées jusqu’à Las Vegas, et de là, il n’y avait “que” quelques heures de route. Ni une ni deux, on est parti tôt le matin pour revenir dans la soirée.
Evidemment, on ne fait pas en août ce qu’on peut faire au printemps ou en automne dans cette région : pas de camping, pas de rando, pas même de réelle “balade” en-dehors de la voiture, car la chaleur est trop écrasante ; nous avons à peine pu sortir de la voiture quelques minutes pour prendre des photos des points d’intérêt du parc national. Et on signe un registre à l’entrée ET à la sortie du parc pour prouver qu’on ne s’est pas perdu dans le parc.
C’est une chose à savoir avant d’y aller : je vous recommande de vous documenter sur la région et de calculer le moment de l’année où vous pourrez y aller sans danger. Et si le seul moment, pour cause de vacances scolaires, c’est l’été, vous devrez faire des compromis pour préserver votre sécurité.
La sécurité dans la Vallée de la Mort en été
Attention, je ne me substitue pas aux informations officielles, et vous devez absolument les consulter avant de partir (et le jour de votre visite, des fois qu’elles auraient changé). Je vous parle de ce qu’on a fait, ou en tout cas de mes souvenirs.
Emmener de l’eau et de la nourriture
Alors on est d’accord, par 50 degrés et malgré la clim de la voiture, on n’emmène pas des esquimaux ou des fruits frais et l’eau en bouteille va vite se réchauffer. Préférez donc de la nourriture qui ne va pas se perdre et pour l’eau, eh bien de l’eau tiède c’est mieux que rien. Ces consignes sont répétées à l’entrée du parc : il est nécessaire d’avoir assez d’eau pour tous les occupants de la voiture pour tenir la journée et plus, en cas de problème.
Ne jamais s’éloigner à pieds
Le problème, ça peut être par exemple que la voiture décide de rendre l’âme au milieu du parc. Evidemment, les secours vont vous trouver. Mais en attendant, c’est mieux d’avoir de l’eau et, autre consigne martelée, de rester dans sa voiture. Interdiction de partir à pieds on ne sait où par cette chaleur au risque d’avoir des problèmes beaucoup plus gros.
Rester sur la route
Enfin, il y a des routes et des panneaux dans le parc. Aucune raison de quitter la route pour partir on ne sait où. Ce parc est immense (14 000 km2 quand même) donc si vous vous perdez en-dehors des routes, cela peut prendre pas mal de temps avant qu’on vous retrouve. Et, au risque de me répéter, la chaleur, c’est dangereux.
Encore une fois, ce sont les consignes qui me sont resté en tête depuis toutes ces années, et il y en a sûrement d’autre, donc prenez vos précautions et vos responsabilités avant de partir.
Le site des national parks services : https://www.nps.gov/deva/index.htm
La route depuis Las Vegas
De mémoire, nous avons mis au moins 2h avec un arrêt essence dans une ville au milieu de nulle part. Et quand je dis au milieu de nulle part, c’est vraiment ça : on était à peu près à mi-chemin entre Las Vegas et l’entrée du parc, on n’a croisé presqu’aucune voiture, et d’un seul coup, paf, une ville au milieu de … rien.
Petit conseil, même si vous avez encore de l’essence, ne ratez pas l’occasion de faire le plein. On ne sait jamais où sera la prochaine station service dans les endroits comme ça.
Après 2 bonnes heures, on est enfin arrivées au visitor center et après un rappel des consignes de sécurité (oui, j’insiste) on est enfin entrées dans le parc national.




Death Valley National Park
Avec une carte et en suivant les panneaux, c’est assez simple de se repérer. Encore faut-il choisir ce qu’on veut voir, en fonction du temps dont on dispose. Comme nous avions seulement la journée, on a choisi de faire une “petite” boucle.
Badwater → Natural Bridge → Devil’s golf course → Zabriskie point
On ne va pas se mentir, les paysages sont magnifiques. Le désert, c’est tout sauf “ennuyeux” ; au contraire c’est impressionnant, au risque de paraître “cliché” on ne voit pas ça tous les jours. Et on ne ressent pas une telle chaleur tous les jours, heureusement d’ailleurs. L’avantage d’un parc aussi grand c’est que tout se fait en voiture : comme dit plus haut, il suffit de faire des arrêts aux points d’intérêt et sortir quelques minutes de la voiture. En revanche on n’a pas tenté les balades à pieds inaccessibles en voiture car même 10 / 15 mn c’était impossible.
Badwater Basin
Il s’agit du point le plus bas de l’Amérique du Nord (il se trouve à 86 mètres sous le niveau de la mer), un ancien lac aujourd’hui asséché. Sur la montagne on aperçoit un panneau qui indique le niveau zéro, celui de la mer. On se rend donc bien compte à quel point on est bas.




Natural Bridge
En suivant simplement les panneaux on arrive sur un parking qui mène au Natural Bridge. S’il ne fait pas trop chaud, vous pouvez marcher quelques minutes pour l’apercevoir.



Devil’s golf course
Prochain arrêt de la boucle, le terrain de golf du diable, qui apparemment joue sur des cristaux de sel érodés. On peut marcher dessus mais attention de ne pas glisser ou tomber car le sol est complètement irrégulier.


Artist Drive
Une route d’environ 15 km à sens unique au milieu des canyons. Pourquoi artist ? Parce que les couleurs changeantes font penser à une palette de peintre.



Zabriskie point
Je l’ai dit, en été, par 50°C il n’y a pas foule dans la Vallée de la Mort. Mais on a vite compris où se trouvaient les autres humains qui comme nous étaient assez fous pour braver la chaleur : à Zabriskie Point. C’est tout simplement le point de vue le plus fréquenté du parc. A partir du parking, une route monte sur 200 mètres et croyez-moi la vue vaut le coup. Les collines, les canyons, les couleurs, les montagnes, c’est juste … ça laisse sans voix. Et pas seulement parce qu’on économisait notre énergie.
A l’époque où j’ai visité la Vallée de la Mort je n’avais pas encore visité le Grand Canyon et les autres célébrités de l’Ouest américain donc je n’avais pas de point de comparaison. Avec le recul aujourd’hui, je dois dire que Zabriskie point est l’une des plus belles vues que j’aie pu admirer aux Etats-Unis.




Pour en savoir plus
Quelques recherches sur internet vous permettront de trouver des articles beaucoup plus détaillés si vous souhaitez visiter le parc sur plusieurs jours (celui là par exemple). Je n’en ai pas encore eu l’occasion mais je sais qu’un jour j’y retournerai pour y rester plusieurs jours. J’ai tendance à ne pas retourner aux endroits que j’ai déjà visités car je préfère en découvrir de nouveaux, mais il arrive parfois que certains me laissent un petit goût d’inachevé. La Death Valley en fait partie. En tout cas, si vous n’avez pas beaucoup de temps et que vous ne restez qu’une journée, sachez que c’est faisable.
Epingler sur Pinterest :



