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Le Vanuatu, la révélation de ma vie

Vive le titre grandiloquent… mais c’est réel.

Je suis arrivée au Vanuatu après la Nouvelle Zélande et la Nouvelle Calédonie. Ce n’était pas mon 1er voyage, mais le fait de voyager un peu “à l’arrache” sans organisation, au jour le jour, c’était récent pour moi : j’avais commencé en Nouvelle-Zélande par la force des choses puisque je restais plusieurs mois (sans savoir combien précisément) et même si j’avais préparé beaucoup d’endroits à visiter, j’allais aussi beaucoup là où le vent me portait. Chose que je n’avais jamais faite avant, j’étais plutôt du genre à organiser mes voyages de A à Z pour être sure de ne rien manquer, “d’en avoir pour mon argent”.

Alors aujourd’hui (en 2025) je ne sais pas, mais à l’époque où j’ai visité le Vanuatu, il ne valait mieux pas être une control freak parce que … disons que souvent les choses ne se passent pas comme prévu, le temps s’écoule différemment et tout est plus tranquille. Très tranquille. Pas de problème. Le bateau n’est pas venu ? Il viendra demain.

Pour quelqu’un qui avait du mal à lâcher prise, ça a été une super thérapie.

Port Vila, Efate

Mon premier arrêt a été la capitale du Vanuatu sur l’île d’Efate. Pas trop de dépaysement au début, même si ce n’est pas New-York, c’était quand même une petite ville avec restos, hôtels, boutiques, et backpacker où je me suis installée. Ce n’est pas Port Vila qui m’a préparée à ce qui se passerait ensuite !

Port Vila, Efate, Vanuatu

Port Vila, Efate, Vanuatu

Port Vila, Efate, Vanuatu

Port Vila, Efate, Vanuatu

Pele Island, Efate

Dans mon backpacker, j’ai rencontré un autre voyageur solo, P., un allemand, et on a sympathisé. Jusque là, rien de très dépaysant, on rencontre toujours des gens en auberge. En revanche, ce que je ne savais pas encore, c’est que le Vanuatu (à l’époque, toujours) ce n’était pas l’endroit le plus touristique du monde, et je ne savais pas encore qu’il serait la première de mes 2 seules rencontres d’autre baroudeurs dans ce pays.

Il m’a proposé de l’accompagner à Pele Island, une petite île qui fait toujours partie d’Efate, et j’ai dit ok, évidemment : j’étais là pour l’aventure et surtout je ne savais pas exactement où j’allais, je n’avais pas de plan précis, donc en route pour Pele.

Le trajet vers Pele island

D’abord, il a fallu trouver le bus pour nous emmener au bateau. On a cherché un peu partout jusqu’à ce que quelqu’un nous aide : attendez à la station service, il va passer. D’accord, mais dans quelle direction, à quelle heure ? C’était des questions qui ne se posaient pas trop parce que les bus n’avaient pas vraiment de route ou d’horaires définies, il suffisait d’attendre quelques minutes et de faire signe quand on en voyait un. Une fois dedans, il a fallu dire où nous voulions aller, et attendre que le chauffeur nous indique quand descendre.

Ah, et aussi, ce ne sont pas des “bus” à proprement parler, nous on était à l’arrière d’un 4×4 avec 5 autres personnes.

Pele Island, Vanuatu

Heureusement, les bateaux non plus n’ont pas d’horaire, donc on n’avait pas peur de le manquer. D’ailleurs, à notre arrivée au “port” il y avait d’autres personnes qui attendaient donc on savait qu’on était au bon endroit. Après avoir payé un monsieur en liquide, on a embarqué sur un petit bateau direction Pele Island.

Pele Island, Vanuatu

Pele Island, Vanuatu

Pele Island, Vanuatu

Pele Island, Vanuatu

A cette époque, encore une fois, il n’y avait pas beaucoup de monde qui visitait Pele island, donc le village était un peu surpris de nous voir arriver. On nous a installés tous les deux dans un bungalow, en nous disant “il y a 2 lits mais il y en a un qui est assez grand si vous dormez ensemble”. Alors non, on n’est pas en couple, on se connait depuis ce matin donc ce sera 2 lits !

Pele Island, Vanuatu

Pele Island, Vanuatu

Ca, c’était la salle de bain.

Sur cette petite île, comme dans beaucoup d’endroits au Vanuatu (surtout ceux qui ne sont pas touristiques, soit presque tous à l’époque), le truc à faire, c’est se balader. Dans la nature. Sans se perdre. Quand je raconte ça, on me dit parfois que “ça a l’air chiant, il n’y a pas grand chose à faire”. D’un côté je peux comprendre, quand on va quelque part, on veut faire des activités, et si on n’aime pas la rando ou marcher, il y a toujours des trucs sympa à faire qui sont faits pour les visiteurs. C’est peut être pour ça que sur l’île de Tanna, on peut désormais faire de la luge sur les pentes du volcan (le Mont Yasur), chose qu’on ne faisait pas à l’époque entre autres parce qu’il est sacré. Mais bon, le tourisme hein.

Bref tout ça pour dire que me balader dans une nature inconnue avec des bruits, des bêtes, des oiseaux, et plein de trucs inconnus, pour moi c’était le paradis. Je ne saurais pas l’expliquer, et je ne l’ai pas souvent re-vécu par la suite dans d’autres pays, mais c’était bien et vu qu’il n’y avait ni électricité, ni téléphone, encore moins du wifi, on n’était pas happé par les écrans. La seule distraction, c’était dehors, parler avec les gens, manger, marcher, regarder le ciel, les fleurs, la mer, les poissons. Aussi gnangnan que ça puisse paraître !

Pele Island, Vanuatu

Pele Island, Vanuatu

Pele Island, Vanuatu

Pele Island, Vanuatu

Pele Island, Vanuatu

Le ciel nous est tombé sur la tête

Le premier soir, on a mangé, et on a regardé le coucher de soleil, mais il était bizarre. En face de nous dans le lagon il y avait une autre petite île, et on ne la voyait plus, et on nous a dit qu’un orage approchait. Ensuite on nous a dit que c’était en fait un ouragan, et j’ai changé de couleur. Et finalement c’était rétrogradé en tempête tropicale.

Bon ok.

Pele Island, Vanuatu

On est rentré dans notre bungalow mais je n’avais pas hyper confiance, sachant qu’il était en bois et le toit pas super solide. J’ai été mauvaise langue, parce que ça a soufflé à mort et pourtant, ça a tenu. Mais à ce jour, ça reste une des tempêtes les plus violentes que j’ai vécue.

Malekula Island

Une autre île à visiter, et si ça existe toujours, je recommande de loger chez Aurélie. Je me souviens encore de son prénom, tellement cette dame m’a marquée. Elle m’a accueillie comme si j’étais de sa famille, elle était choquée que je voyage toute seule, même si elle savait qu’au Vanuatu, je ne risquais pas grand chose.

Elle m’a emmené au marché un matin, à l’aube. C’était magique. Elle m’a appris à cuisiner mon plat préféré du Vanuatu : le bread fruit. Elle m’a présenté un ami qui m’a emmenée faire un tour en bateau, et sur un petit caillou en face de Malekula, il y avait une paroisse. Je ne m’attendais pas à trouver ça là. J’ai pris un 4×4 qui passait par là et je me suis retrouvée chez les small Nambas et j’ai appris à faire du feu comme dans Koh Lanta (même si je ne saurais pas le refaire). J’ai pris un autre bateau (qui passait par là lui aussi) qui allait à Uripiv, une autre petite île en face de Malekula un jour de messe. Je me suis retrouvée invitée à la fameuse messe et au repas qui suivait alors que personne ne m’avait jamais vue.

Boat Tour, Malekula, Vanuatu

Boat Tour, Malekula, Vanuatu

Boat Tour, Malekula, Vanuatu

Boat Tour, Malekula, Vanuatu

Boat Tour, Malekula, Vanuatu

Boat Tour, Malekula, Vanuatu

Boat Tour, Malekula, Vanuatu

Boat Tour, Malekula, Vanuatu

Small Nambas, Malekula, Vanuatu

Small Nambas, Malekula, Vanuatu

Small Nambas, Malekula, Vanuatu

Small Nambas, Malekula, Vanuatu

Small Nambas, Malekula, Vanuatu

Chez Aurélie, Malekula, Vanuatu

Chez Aurélie, Malekula, Vanuatu

Chez Aurélie, Malekula, Vanuatu

Chez Aurélie, Malekula, Vanuatu

Chez Aurélie, Malekula, Vanuatu

Chez Aurélie, Malekula, Vanuatu

Chez Aurélie, Malekula, Vanuatu

Marché, Malekula, Vanuatu

Marché, Malekula, Vanuatu

Marché, Malekula, Vanuatu

Marché, Malekula, Vanuatu

Uripiv, Malekula, Vanuatu

Uripiv, Malekula, Vanuatu

Uripiv, Malekula, Vanuatu

Uripiv, Malekula, Vanuatu

Uripiv, Malekula, Vanuatu

Et j’ai quitté Malekula par cet aéroport :

Aéroport, Malekula, Vanuatu

Aéroport, Malekula, Vanuatu

Aéroport, Malekula, Vanuatu

Chaque jour, chaque rencontre, c’était une nouvelle preuve de la chaleur et de l’accueil des gens. Je ne savais pas à quoi m’attendre quand je suis arrivée au Vanuatu, car personne dans mon entourage n’avait été là bas, personne ne m’avait raconté son expérience, donc je me suis dit (comme souvent) “on verra bien”. Et je n’ai pas eu une seule mauvaise expérience.

Pentecost Island

De retour à Port Vila pour une nuit le temps de voir ce que j’allais faire ensuite, j’ai rencontré la 2è touriste de tout mon séjour, une française en plus. Jusque là, les étrangers que je voyais à Port Vila étaient des expatriés ou des gens en voyage d’affaires. Ca a changé un peu plus tard à Santo, où j’ai rencontré deux anglaises qui étaient là … en stage.

Mais retour à Port Vila avec A. qui était dans le même backpacker, et avec qui j’ai sympathisé autour d’une pizza au bord de l’eau. Elle non plus ne savait pas trop où aller et on a trouvé le moyen d’aller sur l’île de Pentecost le lendemain, donc… on y a été.

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Premier arrêt, Waterfall Village

Nommé ainsi car juste à côté, il y a … une chute d’eau. Magnifique. En pleine nature. C’était magique. Nous sommes restées 2 ou 3 jours, et nos hôtes nous ont emmenées un jour dans un autre village à une cérémonie de kava. Je l’avais déjà goûté à Port Vila avec P. et ça ne m’avait pas trop réussi : ce n’est pas de l’alcool mais c’est quand même narcotique (léger hein, mais quand même interdit en France) faite à partir de la racine d’un poivrier qui ne pousse que là (et peut être d’autres îles mais je ne suis plus sure). Je me suis retrouvée avec la bouche, la langue et les lèvres anesthésiées et j’ai dormi comme une souche après ça. En plus, le goût, je n’ai pas aimé.

Alors ce soir-là sur Pentecost j’ai passé mon tour et profité de la soirée avec les gens. Et heureusement parce que pour redescendre à Waterfall Village, dans le noir (pas d’électricité, pas d’éclairage) à travers les petits chemins, en traversant une rivière à pieds sans se casser la figure, c’était mieux d’être en pleine possession de ses moyens (mais regardez-moi ce coucher de soleil auquel on a eu droit).

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Waterfall Village, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi

On a attrapé ensuite un 4×4 qui allait à Pangi (du coup, nous aussi) et j’ai fait mon baptême de nuit sous la tente grâce à A. qui voyageait avec la sienne. On se rapproche de plus en plus de Koh Lanta, prochaine étape, la nuit sur la plage ?

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

A Pangi, on était à côté d’une école que le village nous a proposé de visiter et on ne s’est pas fait prier. Ne voulant pas venir les mains vides, on s’est mis en tête d’amener… des crêpes. Cuisiner des crêpes au fin-fond du Vanuatu, c’était une idée … spéciale. Mais on a réussi : à l’épicerie, on a trouvé des oeufs, de la farine, dans le village on a trouvé du lait, et je crois qu’on avait même du sucre. On a emprunté une poêle qui accrochait à mort, un monsieur nous a allumé un feu de bois pour cuire les crêpes et contre toutes nos attentes, on a réussi, et c’était bon.

Sauf qu’au Vanuatu c’est pas le plat national donc les gamins de l’école n’étaient pas aussi enthousiastes que nous, même si ceux qui se sont laissé convaincre ont apprécié. Ouf ! Je ne publierai pas de photo parce qu’il y a trop de visages d’enfants (qui doivent être adultes aujourd’hui !) et ça me gêne un peu. Mais je n’oublierai jamais.

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

Le land diving ou Saut du Gol

Autre chose que je n’oublierai jamais, c’est d’assister à une cérémonie de Land diving. Des mecs qui se jettent du haut d’une tour en bois attachés par les pieds par une liane : ça ressemble à un saut à l’élastique mais niveau sécurité j’ai l’impression que la réglementation est différente d’ailleurs.

Plus sérieusement c’est une cérémonie initiatique pour les garçons (pour qu’ils deviennent des hommes) et le fait que les cheveux frôlent le sol garanti les bonnes récoltes à venir. Et c’est hyper impressionnant à voir. Apparemment cette cérémonie est originaire de Pentecost mais il y a des variantes sur d’autres îles du Vanuatu.

Land diving, Pentecost Island, Vanuatu

Land diving, Pentecost Island, Vanuatu

L’île de Tanna

Cette fois-ci on parle d’une île assez touristique, à l’époque fréquentée par les australiens qui venaient en croisière voir le Mount Yasur, le “volcan actif le plus accessible du monde” avant de repartir aussi vite qu’ils étaient venus.

Lennakel

Comme je ne fais rien comme tout le monde (et que je voyageais au jour le jour, donc lentement, de toute façon) je suis d’abord arrivée à Lennakel, où j’ai dormi dans un bungalow juste en-dehors de … la ville. Où des poules se baladaient partout (j’en ai trouvé dans des arbres).

Lennakel, Tanna, Vanuatu

Lennakel, Tanna, Vanuatu

Lennakel, Tanna, Vanuatu

Lennakel, Tanna, Vanuatu

Lennakel, Tanna, Vanuatu

Lennakel, Tanna, Vanuatu

Lennakel, Tanna, Vanuatu

Mais c’était une ville, la première depuis Port Vila. Il n’y avait pas de routes mais des magasins, et ce truc-là, c’était la station service.

Lennakel, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna

Au bout de 2 jours, j’ai pu arranger un transport jusqu’à Port Resolution, de l’autre côté de l’île, en 4×4. On a mis plus de 2h pour faire même pas 50 kilomètres, mais si vous aviez vu l’état de la piste, vous auriez compris. On roulait au pas.

On est passé devant le volcan, j’ai cru qu’on était sur la lune avec ce paysage et la couleur du sol.

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Et j’ai trouvé un endroit où dormir juste au-dessus de Port Resolution, dans un minuscule village. J’avais vue pile sur le volcan, au sommet duquel de la fumée (ou de la poussière ?) s’échappait régulièrement. Une nuit j’ai même cru sentir le sol trembler, très brièvement, mais j’ai mis ça sur un rêve. Mais ça aurait pu être le volcan.

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Un des messieurs du village m’a fait visiter et m’a dit “si tu veux visiter Port Resolution en bas de la colline c’est un gros village, il y a des choses à voir”. Ah bon, un gros village ? “Oui il y a bien 30 habitants”.

Bon ben … c’est parti. On m’a dit qu’il fallait suivre “le petit chemin” sauf qu’à un moment, on ne le voyait plus trop, le chemin. J’ai galéré, mais la vue était belle. Et je suis arrivée au village, dans lequel il y avait un restaurant. Avec une seule table.

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Port Resolution, Tanna, Vanuatu

Mount Yasur, Tanna

Le 2è soir, on m’a organisé une voiture pour aller au volcan. Oui parce qu’on grimpe de nuit, c’est plus marrant. Et là… la claque. Même s’il y a un paquet de volcans en Nouvelle Zélande, aucun n’était en éruption quand j’étais à côté. Je n’avais jamais vu de la lave aussi proche, entendu ce grondement qui venait des entrailles de la terre, senti cette chaleur. J’étais tellement émerveillée que je n’ai même pas eu peur. J’ai l’impression de dire ça à chaque fois mais je m’en rappellerai toute ma vie.

Mount Yasur, Tanna, Vanuatu

Mount Yasur, Tanna, Vanuatu

Mount Yasur, Tanna, Vanuatu

Mount Yasur, Tanna, Vanuatu

L’île d’Espiritu Santo

Luganville

A l’époque, c’était la seule des deux îles avec … de l’électricité. Enfin, dans une seule ville : Luganville. Comme Port Vila sur Efate. Il y avait des routes, des hôtels, un aéroport, et après des jours dans la nature à crapahuter dans la jungle, j’ai dormi dans un lit, et pris une vraie douche avec de l’eau chaude. Parce que jusqu’ici, mes douches, c’était à l’eau de pluie dans un seau :

Pangi, Pentecost Island, Vanuatu

J’ai rencontré des anglaises, qui étaient donc en stage dans une école primaire et qui profitaient de leur jour off pour visiter le pays. Grâce à elles, j’ai trouvé une voiture pour m’emmener sur une autre partie de l’île (à la station service !) et je suis partie en roadtrip avec de parfaits inconnus. Pekin Express le truc.

Luganville, Santo, Vanuatu

Luganville, Santo, Vanuatu

Port Olry

Environ 70 km plus haut sur la côte, c’était un petit village de pêcheurs où j’ai passé plusieurs jours sur des bateaux à observer la nature. Je ne sais pas quoi vous dire d’autre : au risque de me répéter, à l’époque, rien n’était touristique, donc je n’ai pas fait des dizaines d’activités. J’ai juste pris le temps de vivre et d’aller au rythme des gens qui étaient assez gentils pour m’emmener avec eux même si je ne servais strictement à rien (j’ai quand même réussi à jeter une ligne et à remonter un poisson, et j’ai presque allumé un feu).

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Port Olry, Santo, Vanuatu

Vanuatu, Vanuatu, Vanuatu

Je pourrais passer encore plus de temps à parler du Vanuatu, les gens qui me connaissent savent que c’est dangereux de me lancer sur le sujet car je suis en boucle dessus. Il y a plein d’endroits, plein d’anecdotes, il y a Langana, Ambrym, Liro, Port Vato, Magarisu, plein d’histoires qui m’ont marquée et qui m’ont fait grandir. Je dis souvent que c’était à mi-chemin entre Koh Lanta et Rendez-vous en terre inconnue. Ca a été un choc culturel positif, ça ne m’était jamais arrivé avant. C’est là que j’ai appris à ne rien faire, ne pas courir pour tout voir, chercher l’itinéraire le plus rapide. Pas de FOMO. Des heures à regarder la mer, la jungle, le ciel. A me familiariser avec l’idée qu’on n’est pas obligé d’avoir un métier, de gagner de l’argent : à l’époque il n’y avait qu’à Port Vila et à Luganville que j’avais fait des transactions. Ailleurs, on mangeait ce qui poussait et on buvait l’eau de la rivière (le 1er mec qui a fait ça devant moi je l’ai regardé de travers, pratiquement sure qu’il aurait une tourista-éclair sous mes yeux).

Et voilà je recommence.

 


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